L’élection municipale du 25 novembre 2018 a vu la victoire, dès le premier tour, de la liste menée par le Maire sortant, Dominique Chantoin, avec 58% des voix.
La constitution d’un nouveau conseil municipal à L’Épine a entraîné une nouvelle représentation au sein de la Communauté de Communes.
L’Épine y dispose de 5 conseillers, dont 2 Vice-Présidents membres du « bureau », organe exécutif de la Communauté. Les Vice-Présidents sont élus, à bulletin secret, par l’ensemble des conseillers communautaires. Le Maire, Dominique Chantoin, était évidemment candidat naturel à sa succession en tant que Vice-Président.

Résultat du vote du 11 décembre 2018
Par deux fois, pour le vote des deux Vice-Présidences, sur 22 votants, 13 ont voté contre Dominique Chantoin en mettant dans l’urne des bulletins au nom de Jean-Pierre Brunet et Mauricette Richard qui n’étaient pas candidats à la fonction de Vice-Président. 7 bulletins ont été déposés en faveur de Dominique Chantoin et 2 bulletins étaient nuls.

Pourquoi ?
À plusieurs reprises, le Maire de L’Épine s’est opposé aux volontés présomptueuses du Président de la Communauté de Communes. Il s’est notamment engagé fortement pour maintenir l’insularité de Noirmoutier, refusant, contre l’ambition du Président, de voir l’île rattachée à Challans.

Les termes mêmes du communiqué émis par la Communauté de Communes- « Ce choix [celui de l’éviction du Maire de L’Épine]… est l’expression d’une … volonté de porter une vision d’ouverture insulaire. Ce mandat met en évidence la nécessité de travailler au service d’un projet de territoire… »- montrent que l’éviction de Dominique Chantoin serait directement liée à ce conflit, d’où le vote dirigé auquel nous avons assisté.

Singulièrement, la concentration des votes sur deux personnes non candidates laisse à penser que des directives de vote ont été données.

En d’autres termes, le Président de la Communauté de Communes utilise le code électoral, non pour l’intérêt général de l’île, mais pour bâillonner un opposant (ponctuel). C’est un coup de force.

Les réactions
Les électeurs de L’Épine, qui ont renouvelé leur confiance à Dominique Chantoin, sont en colère ; ils se sentent bafoués et n’admettent pas que leur vote soit ainsi remis en question. Ils savent compter et n’ont aucun mal à déterminer qui sont les 13 conseillers qui ont prêté leur voix à cette basse manœuvre politicienne.

La majorité du conseil municipal de L’Épine se sent trahi par le Président de l’instance communautaire, un homme qui ne devrait avoir qu’un seul objectif – le bien de l’Île – et qui se permet, pour convenance personnelle et par peur de la confrontation, d’évincer un maire qui sait lui résister lorsque l’intérêt des Îliens est en jeu.

Les Îliens qui se sont exprimés sur cette manigance ne sont pas tendres avec Noël Faucher, coupable à leurs yeux d’outrepasser ses fonctions – le mot « magouille » a été souvent prononcé – et de faire preuve d’une partialité coupable et peu courageuse. Ils ne sont pas tendres non plus avec ces conseillers qui se sont couchés devant l’injonction qui leur était faite.

Et maintenant ?
C’est bien la première fois dans l’histoire de la Communauté de Communes de Noirmoutier que l’exécutif communautaire n’inclut pas les quatre Maires de l’île.

Dans son communiqué, Noël Faucher appelle à « la recherche permanente du consensus », et « un débat qui soit serein et constructif ». En éliminant brutalement un opposant (ponctuel), on peut légitimement douter de sa volonté de sérénité et de son sens du consensus.

Que les Épinerins se rassurent. Ce coup de force contre L’Épine renforce la combativité des représentants de la commune auprès de l’organe communautaire et leur détermination, à faire échouer les manigances du président et à promouvoir l’intérêt général de l’île et de ses habitants.

Dominique Chantoin, Maire de L’Épine et l’ensemble des conseillers de la liste majoritaire.

 

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